La médecine esthétique : mon expérience (Part. 3)

Hello tout le monde,

 

2 ans après l’article sur lequel je vous racontais mes injections pour corriger mes cernes creux, je voulais revenir ici pour relater la suite de cette expérience. Pour retrouver mes précédents articles sur la médecine esthétique : Part. 1, Part. 2

 

 

Et ça tombe bien parce que vous êtes de plus en plus nombreuses à m’écrire à ce sujet. Certaines me demandent les coordonnées de ma Doc chérie, d’autres me confient leur stress, leurs complexes etc. Dernièrement, une jeune femme m’a demandé si je m’étais penché sur les injections de graisse au lieu de l’acide hyaluronique (que je nommerai intimement AH dans la suite de cet article). Du coup, je me suis dit qu’il était vraiment temps que je revienne sur tout ça et qu’on éclaircisse les choses.

 

 

Avant de vous raconter mon expérience, je voulais qu’on cause un peu théorie. Où en est-on en 2020 sur la médecine esthétique ?

 

 

C’est drôle parce que 2 ans plus tôt, la médecine esthétique était encore quelque chose d’un peu tabou. On confondait botox et acide hyaluronique, il ne fallait surtout pas avouer avoir eu recours à des injections…

 

 

2 ans plus tard, l’effet des réseaux sociaux, la famille Kardashian en tête de file et les candidats de téléréalité, non loin derrière, ont fait que désormais, ce n’est plus un tabou de parler de Botox. Voire même on s’échange les bonnes adresses de médecin esthétique, autour d’un café (enfin quand on avait le droit de faire de trucs un peu sociaux).

 

 

Le plus étrange est qu’on est passé d’un extrême à l’autre. On est passé de l’omerta au grand déballage. Et quel déballage !

 

 

On voit actuellement fleurir sur les réseaux des filles archi pimpées, qui se font injecter tout et n’importe quoi, à des âges où on devrait juste profiter de la beauté naturelle de la jeunesse.

 

 Coucou, c’est moi, selon les critères de beauté des filtres Instagram ^^

Oh tiens, la réalité n’est pas tout à fait la même – NDLR : aucun make up n’a été maltraité sur cette photo ^^

 

Selon les études actuelles, il y a 2 fois plus de jeunes filles de 25 ans dans les cabinets esthétiques que de femmes de 55 ans.

 

 

Et l’acte numéro 1 réalisé par les médecins est l’augmentation du volume des lèvres.

 

 

Alors loin de moi l’idée de critiquer. Chacun fait bien comme il veut sauf qu’on sait qu’à 25 ans, on a rarement les mêmes moyens financiers qu’à 55 (et peut-être aussi une vision de soi-même un peu déformée, pas toujours en phase avec la réalité) (mais bon, ça c’est une autre histoire, les complexes).

 

 

La question financière est LE sujet qui fait que surviennent les dérives des filles qui n’ont pas les moyens mais qui sont prêtes à tout pour se faire injecter et ressembler à ces « modèles » qu’elles voient sur les réseaux sociaux.

 

 

On trouve alors des esthéticiennes qui proposent de venir vous injecter à domicile (injecter quoi, dans quelles conditions sanitaires, avec quel formation, diplôme…). On trouve aussi des vrais/ faux médecins (renseignez vous !!!! L’ordre des médecin est votre ami en cas de doute, un coup de fil et vous en aurez le cœur net mais sinon les avis Google peuvent aussi donner une tendance).

 

 

Et le pire selon moi, ce sont les tutoriels sur Youtube qui vous montrent comment faire vous-même des injections à la maison. MAIS WHAT????? Mais qu’est-ce qui vous prend dans votre tête les gens là ??????

 

 

 

Il ne faut absolument pas faire ça. On parle de santé. On ne peut pas jouer avec ça. Parmi les loupés, on voit des brûlures, des gonflements, des ptôses mais également des nécroses (Je ne vous montre pas les photos, c’est vraiment trop choquant).

 

 

Un autre souci d’une importance non négligeable est que quand on ne sait pas ce qui a été injecté, AUCUN médecin NE vous corrigera pour ne pas risquer les cocktails explosifs.  

 

 

A retenir : Juridiquement, c’est le dernier médecin qui vous touche qui est responsable. Ce qui veut dire qu’en cas de ratage, vous ne trouverez AUCUN médecin prêt à engager sa responsabilité pour réparer un raté que vous aurez fait vous-même ou que quelqu’un de peu scrupuleux vous aura fait.

 

 

Un vrai médecin sérieux et compétent vous enverra aux urgences. Et apparemment, ces personnes sont rarement bien reçues, surtout en ce moment… Il faut donc bien réfléchir avant de faire n’importe quoi et quitte à se faire injecter, autant aller chez un BON médecin. Au final, ça coute moins cher que de se faire louper et rester défiguré…..

 

 

Autre point important à clarifier en termes d’injections : Qu’est-ce qu’on peut ou ne peut pas faire? Globalement, on peut presque tout faire avec du Botox ou de l’AH. Il existe aussi d’autres techniques (dont je ne parlerai pas ici parce que je suis moins renseignée) mais en gros, de nos jours, les 2 molécules citées avant permettent vraiment de faire beaucoup de choses au niveau du visage et du corps.

 

 

Avec l’AH, on peut combler des cernes creux, augmenter des volumes qui manquent dans les joues, les lèvres, corriger des petits défauts comme une bosse sur le nez….

 

 

Il existe aussi la méthode du skinBooster : C’est une injection en surface sur la quasi totalité du visage, d’un AH très fluide (celui-là ne remplit pas donc) pour conserver la qualité de la peau au fil des années. En entretien régulier, plusieurs fois par an, on prévient les rides et la perte de densité en quelques sortes. Oui, parce que l’AH a pour propriété également d’hydrater en profondeur. C’est tout bénéf !

 

 

Avec du botox, on peut effacer les rides en empêchant les muscles de contracter (c’est ça qui donne des rides). On peut même affiner les visages un peu trop carrés, supprimer les migraines, corriger un cou trop contracté, un décolleté frippé à cause des muscles trop saillants…. Bref, c’est assez magique quand on sait l’utiliser.

 

 

Pour schématiser: L’AH remplit et le Botox détend. Le premier se résorbe et en cas de surdosage, il existe un produit pour retirer l’excédent. Le second est un produit fugace qui s’estompe au fil du temps mais pour lequel il n’existe aucun « antidote » en cas de raté ou de surdosage. D’où l’idée, encore une fois (pardon d’être relou), de ne pas aller voir n’importe qui.

 

 

Malgré toutes les précautions qu’on peut prendre, le risque zéro n’existe pas. C’est pourquoi, il est véritablement très important de s’informer, se renseigner, ne pas se précipiter, vérifier les infos sur le praticien, échanger avec des patientes ou des copines qui sont allées ici ou là etc… Le feeling est très important aussi. Ecoutez votre ressenti lors du premier rendez-vous.

 

 

Un médecin qui vous dit non n’est pas forcément un mauvais médecin. Au contraire, c’est peut-être un praticien averti qui sait que vous lui demandez l’impossible et/ ou que le résultat ne sera pas à la hauteur.

 

 

Dans ce cas, il ne faut pas forcer la main ou aller voir ailleurs, à tout prix. Passez du temps sur ce refus, digérez-le, regardez-vous dans le miroir, essayez de relativiser et dans quelques mois, si le complexe ou le souci est toujours là, vous serez toujours à temps de revoir le même médecin ou un autre, avec un œil neuf.

 

Cette photo date d’avant mes premières retouches esthétiques. On voit bien mes cernes creux….

 

Mon meilleur conseil c’est de rien faire le jour du premier rendez-vous. Ne pas se précipiter, se laisser le délai de réflexion légal indispensable pour bien faire les choses en conscience.

 

 

Je vous dis ça en toute modestie parce que je suis passée par pas mal de phases avant de me lancer. Comme je l’avais déjà dit dans le premier article de cette série destinée à la médecine esthétique, j’ai rencontré un médecin qui n’en était pas un (j’avais eu le réflexe d’appeler l’Ordre qui me l’a confirmé). J’ai également rencontré celui qui voulait tout me faire tout de suite et un troisième qui rechignait à me faire les cernes (j’ai appris ensuite qu’il n’était pas spécialisé là-dedans d’où son refus sous de mauvais prétextes).

 

 

Bref, tout ça pour dire que le délai de réflexion est pour moi le meilleur allié d’une bonne préparation psychologique à un acte « grave » qui se voit et qui peut avoir des conséquences. Au-delà de ça, ce délai peut vous permettre de prendre des compléments alimentaires ou toutes sortes de traitements qui auront pour but de prévenir les gonflements lors de l’acte

 

 

Typiquement, pour les injections des lèvres, vous pouvez vraiment avoir des bleus impressionnants après l’acte alors qu’en prenant de l’arnica par exemple, ça empêche le phénomène ou le réduit fortement.

 

 

Bref, vous l’aurez compris, en 2020, on ne cache plus avoir recours à la médecine esthétique. Au contraire, on se vante de ses nouvelles lèvres, de son nouveau nez comme on se targue d’être allé chez tel ou tel coiffeur à la mode, alors autant que ça soit bien fait, dans les règles de l’art. Et profitez justement de l’ère des réseaux sociaux, des partages massifs pour questionner les influenceuses qui parlent librement de ce sujet pour leur demander un conseil, une adresse. On a toutes nos carnets d’adresses alors si ça peut servir 😉

 

 

En ce qui me concerne, je conclurai ce 3ème opus en vous disant que je donne volontiers les coordonnées de ma Doc chérie, par mail. C’est cadeau !!! Par contre, ne me le demandez pas en commentaire, je ne ferai pas circuler l’info publiquement, ça reste encore touchy du point de vue légal !!!

 

Encore moi, Salut ! C’était en octobre dernier, toujours sans make up. 

 

Et surtout, restez dans le coin, je vous prépare un 4ème article où j’évoque l’évolution de mon comblement des cernes, ce que j’ai fait, ce que je n’ai pas fait finalement et toutes les techniques autres qui se développent. Vous avez vu ce teasing de dingue?????

 

 

Aller sur ce, je vous bisouille fort et je vous souhaite un Joyeux Noël en petit comité 😉

 

 

 

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