Un busy board pour un Noël DIY

Hello,


A quelques jours de Noël, je me rends compte que cette année, j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans l’ambiance des fêtes. L’idée de passer le réveillon juste tous les 4, pour la première fois de ma vie, sans mes parents, sans mon frère, ma marraine et mes cousines est quelque chose qui me reste en travers de la gorge.

 

Les miens me manquent plus que jamais. Et même si on m’a dit récemment, que c’étaient nous les parents désormais et notre rôle de mettre des étincelles dans les yeux de nos enfants, j’ai un peu de mal à prendre à cœur cette nouvelle responsabilité dans laquelle je ne me sens pas forcément toujours à l’aise. J’aurais tellement aimé que les enfants créent des souvenirs avec les grands-parents, les cousins etc…


Qu’à cela ne tienne, le cœur n’y est peut être pas complètement mais je sais donner le change et pour mes petits, je ferai tout pour qu’ils aient un Noël magique !


Surtout que cette année, c’est le premier vrai Noël où Baby W va commencer à comprendre ce qui se passe, hurler en voyant les paquets, déchirer les papiers dans tous les sens, se baffrer de buche etc alors il faut que tout soit parfait.

 

Et croyez moi, trouver LE cadeau parfait pour un numéro 2 (quand numéro 1 a déjà tout), qui fêtera ses 18 mois dans quelques jours (âge charnière entre le bébé et le petit garçon), c’est un peu mission impossible.

Jusqu’à ce qu’on me souffle à l’oreille l’idée de la busy board à faire soi-même pour qu’elle corresponde parfaitement aux envies de l’enfant. Bingo !

 

 

Alors  déjà, pour celles et ceux qui ignorent ce qu’est une busy board, en gros, c’est une planche d’activité sur laquelle se trouvent des trucs à truquer, des bidules à biduler et des machins à machiner. Vous êtes bien avancés? Plus exactement, c’est une planche d’activités pour affiner la motricité fine de votre enfant grâce à différents petits jeux, accessoires etc.

 

On y met un peu ce qu’on veut, en fonction de ce qu’on a. Le tout c’est de faire plaisir à l’enfant et le pousser à développer sa motricité, ses sens, sa créativité etc. Le mien sera assurément gentleman cambrioleur avec ce que je lui ai concocté ^^

 

Bien sûr, ça existe déjà tout fait mais quand j’ai vu le prix de la chose, j’ai déchanté. Voilà comment je me suis lancée, aidée et coachée de ma voisine qui a un fils du même âge que le mien. Je vous assure qu’on ne s’est pas ennuyée pendant nos soirées de confinement round 2 ahah.

 

Il nous a fallu 15 jours à peu près pour réaliser chacune notre board, à raison de quelques heures le soir, par-ci par-là. C’est chronophage mais pas insurmontable.

 

Là, vous avez la version jungle de la board qu’elle a réalisé pour son fils. Comme quoi, en partant d’une même idée on peut vraiment aller partout, juste avec un peu de créativité et de l’huile de coude.

 

 

Mais sans plus attendre, je vous explique pas à pas comment se lancer, si l’idée vous en dit. NB : Pas besoin d’être un grand bricoleur, ni d’avoir 4 tonnes de matériel haut de gamme. Ce que nous avons tous dans la boîte à outils suffit amplement.

 

COMMENT REALISER SA PROPRE BUSY BOARD DIY?

 

1. Déjà, il vous faut une planche. Pas de dimensions particulières. C’est vraiment selon ce que vous avez, ce que vous mettrez dessus. La mienne fait 80 x 30 cms et quelques chutes pour créer des portes). Celle de ma voisine doit faire 60×60 cms. Pensez à l’encombrement par rapport à la taille de votre enfant, la chambre etc.

 

 

En ce qui me concerne, ma planche n’était pas parfaitement lisse. Je l’ai donc poncée plusieurs fois avec du papier à grains de plus en plus fins. J’ai également poncé les angles jusqu’à les arrondir. C’est assez facile à faire même à la main, sans outillage particulier. C’est juste un peu physique.

 

Ensuite, j’ai peint ma planche en collant du scotch de masquage pour créer de grandes bandes obliques. J’ai choisi un coloris bleu baltic de chez Luxens (un fond de pot qui restait d’un précédent bricolage). C’est de là que toute l’idée du thème un peu géométrique est venue. Pour que les rayures laissées en bois brut ne soient pas abîmées, tachées dans le futur, j’ai appliqué un vernis satiné incolore sur l’ensemble de ma planche. J’aimais bien l’idée qu’on voit encore le bois brut, qui est vraiment beau sur cette planche. Mais au moins avec le vernis, Baby W pourra manger, dessiner, tacher sa board, celle-ci devrait rester intacte.

 

 

2. Ensuite, vient l’étape de la récolte des trucs, machins et bidules.
C’est presque ce qui va prendre le plus de temps, si vous voulez vraiment peaufiner les détails et rester dans une thématique cohérente (couleurs du fond, coloris et taille des bidules, âge de bébé etc).

 

Idéalement, on pense récup en fouillant dans sa cave, dans son garage, chez les parents, les copains voire même on fait les poubelles (bah oui quoi) ou on chine chez Emmaüs … Bref, on ouvre ses petits yeux pour trouver les objets qu’on mettra sur la planche.

 

Il faut bien réfléchir au moyen de fixer l’objet sur la planche, est-ce qu’il est dangereux (coupant, abîmé, élimé, fragile, petits accessoires qui se retirent, piles accessibles etc), est-ce qu’il est ok termes de dimensions, en termes de coloris…

 

Je vous rassure, j’ai mis cette étape en numéro 2 mais en vrai, chercher les petits machins bidules trucs est une quête sans fin, jusqu’au dernier jour car la board va évoluer en même temps que vos découvertes et vos essais. Et même après, quand c’est fini, on se dit qu’on aurait pu mettre ça ou encore ça….. Moi, je rêve de board la nuit depuis que j’ai fini celle de Baby W. Je sais dans quoi me recycler si jamais…. 😉

 

 

3. Justement en parlant d’essai, une fois que vous pensez avoir trouvé tous les éléments qui composeront votre board, il faut penser à les tester en condition réelle. Disposez les sur votre planche. Faites, défaites, refaites jusqu’à ce que le résultat vous plaise vraiment. Mais ne fixez rien pour l’instant. La planche peut et va encore évoluer. J’ai du composer la mienne pas moins de 4 fois, avec quelques éléments qui ont changé en cours de construction et une idée générale qui n’a fait que se peaufiner au fil des jours (ou devrais-je dire des nuits).

 

 

 

En ce qui me concerne, j’ai finalisé ma board avec les éléments suivants (de haut en bas et de gauche à droite sur la planche):

1 prise murale avec un câble électrique et une prise à enficher (5€ au total)

1 interrupteur 2 positions (3,5€)

2 chutes de bois en guise de porte (récup)

2 charnières pour ouvrir et fermer les portes (1,5€)

1 verrou en métal (2,5€)

1 poignée qui tourne dans le vide (5€)

Des crochets blancs et un lacet (3€ la boîte de crochets – recup pour le lacet)

1 demi yoyo qui fait office de petite roue (2€)

1 autre type d’interrupteur (récup)

1 jeu en forme d’étoile avec des billes magnétiques (9€)

1 poignée de placard avec des porte clés et un vieux cadenas (6€ le tout)

1 roulette de bureau (récup)

1 fermeture éclair sur laquelle j’ai rajouté des oeillets (récup)

1 serrure avec une clé (6€)

1 autre style de verrou (3€)

1 lumière (3€ les 3)

2 chutes de bois en guise de porte (récup)

2 charnières pour ouvrir et fermer les portes (1,5€)

2 autres styles de verrous (6€ le tout)

Des rouages en bois pour la déco (5€)

 


Au total, ma planche finale m’a couté un peu moins de 60€. Evidemment, ça c’est le résultat final. Je n’ai pas compté le matériel que j’avais déjà (la planche, les chutes de bois, la peinture, l’outillage, le vernis, le papier à poncer etc). Je ne compte pas non plus tous les petits ratés en termes d’accessoires à monter sur la planche (la sonnette de vélo que j’avais initialement prévu de mettre sans trouver comment la fixer, la poignée de placard rachetée en double car la première a cassé net au moment du vissage, la sonnette de table que je n’ai pas réussi à projeter dans mon tableau final, les pinces à tableau qui se sont avéré trop dures à manipuler même pour les adultes etc).

 

Franchement, il faut se contrôler un peu au moment de choisir ses petits trucs et bidules parce que l’addition peut vite grimper. Evidemment, hors confinement, je peux vous garantir que ma planche aurait été 100% récup et à un budget bien moindre mais que voulez-vous, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.

 

4. La vraie bonne idée est de faire cette busy board en binôme avec une copine. Comme ça, il y a une mise en commun des achats (comme mes petites lumières vendues par 3 quand je n’ai besoin que d’une seule ou le sachet de petits crochets qu’on peut aisément se partager). Ce qui représente un gain de temps et des économies substantielles.

 

Sans parler de l’incroyable émulation aussi… une idée en amène une autre, on s’aide. C’est fun, c’est sympa et ça permet de garder le cap aussi quand on croit qu’on va lâcher l’affaire.

 

5. Enfin, on passe à la fixation. Cette dernière étape est l’autre grand moment de la création de votre board. C’est là que tout va prendre corps. Vous risquez de transpirer un peu au moment de faire le premier trou…. parce que vous aurez peut être peur de vous louper. Je vous rassure, on a le droit de se planter. La pâte à bois est votre meilleure amie 😉

 

Pour fixer vos accessoires, gardez en tête que ce sont des tous petits qui vont manipuler les jeux. Il faut donc les arrimer solidement. Dans la mesure du possible, j’ai privilégié les vis à bois plutôt que la colle. Sur un malentendu, la colle se décolle et votre gamin se retrouve 3 mètres plus loin dans le décor. Dommage !

 

Je vais essayer de vous expliquer quelques petits tips que j’ai utilisés pour fixer certains éléments.

 

* La prise et l’interrupteur se fixent par le cache du dessous. On peut les visser et ensuite le capot du dessus se clipse assez facilement. Il est plus compliqué de le déclipser. Pour la prise, j’ai juste ajouté un câble électrique que j’ai solidement vissé à l’intérieur du cache pour que Baby W puisse manipuler une prise sans la casser.

 

 

* La poignée de tiroir m’a un peu donné du fil à retordre car ce genre d’élément est vendu avec des vis plates. Elles ne percent pas le bois quand vous essayez de les visser. En outre, elles se fixent par l’arrière. Il a donc fallu pré percer (sans outillage particulier, juste à l’aide d’une vis plus grosse et d’un tournevis). Pour être sûre de mon emplacement sur la face avant de la board, j’ai pré percé par l’avant. Puis quand les trous sont apparus de l’autre côté, j’ai vissé par l’arrière.

 

 

* Le petit jeu magnétique en forme d’étoile a été collé avec une colle à bois très puissante. Pas le choix, il n’y avait aucune prise possible autrement.

 

 

* La fermeture éclair a également été un challenge. Je ne voulais pas la positionner telle quelle. Elle était un peu vieillotte et effilochée. J’ai donc cousu un support dans un joli tissu à étoiles un peu épais (rappelant le jeu juste à côté au passage). A l’aide d’une pince Prym, j’ai ajouté des œillets pour pouvoir visser solidement ma fermeture, sans qu’elle ne bouge à la moindre manipulation.

 

 

* La lumière a été fixée à la colle (là aussi, pas trop d’autre choix). L’avantage est qu’on peut changer les piles, le jour où…. Mais attention à ne pas laisser sans surveillance. En enfant et des piles… ça fait rarement bon ménage.

 

Sinon, j’ai pris la décision de peindre le cadre transparent qui recouvre les 3 petites diodes de la lampe car elles éclairent bien trop fort et auraient décollé la rétine de l’héritier, ce que je ne voulais pas.

 

 

* Enfin, la serrure avec la clé a été mon dernier coup de chaud. J’ai simplement désossé une serrure premier prix trouvée chez Leroy Merlin. A la base, la serrure en elle-même était trop imposante (et sacrément moche). J’ai donc retiré le mécanisme avec le barillet (c’était facile, c’est juste clipsé). J’ai créé un support en carton pour encadrer le barillet et qu’il n’y ait que ça qui soit apparent. J’ai utilisé la technique du cartonnage avec un ruban adhésif spécial carton que j’avais depuis des lustres. J’ai juste eu besoin de peindre et vernir le tout, une fois que la serrure était positionnée et vissée.

 

 

* Tout le reste a été fixé avec des vis à bois, généralement vendues avec l’objet en question. Mais sinon, faites le stock, ce n’est jamais perdu et ça coute 3 fois rien. Attention à ce que vos vis ne soient pas trop longues en fonction de l’épaisseur de votre planche, elles risqueraient de dépasser de l’autre côté et ça peut devenir dangereux.

 

 

Voilà, je pense avoir fait le tour des petites choses à savoir avant de se lancer. Si vous avez des questions précises, faites moi signe, je vous répondrai du mieux que je peux. Je ne suis pas spécialiste du busy board mais je trouve que c’est vraiment simple à faire, sans forcément avoir beaucoup de matériel chez soi.

 

Ah aussi, pour celles et ceux qui se disent que je vais faire de mon fils un dangereux criminel, je vous rassure : Tous les objets que j’ai mis sur la planche (les interrupteurs et les prises en tête de liste), il sait déjà les manipuler sans mon avis ni mon accord alors je préfère qu’il apprenne à faire correctement avec un peu de pédagogie plutôt que d’interdire formellement et le retrouver en faire des bêtises dans mon dos, plus tard.

 

Et au pire, s’il devient Arsène Lupin, au moins, il subviendra aux besoins de sa vieille mère… Clever !

 

Sur ce, je vous souhaite un bon mois de décembre et on se revoit pour les fêtes. Bisous !

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