Simple et efficace comme une babka

Hello vous,

 

Vous l’attendiez avec impatience, voici l’article sur la babka que j’ai refaite 3 fois pendant les dernières vacances, histoire d’être sûre de mon coup.

Quelle dévotion !

 

Disons que contrairement à certaines qui s’inventent des talents culinaires alors qu’elles n’ont fait que recopier une recette trouvée au hasard du net sans vérifier si c’est cohérent sur le papier, sans tester pour de vrai si c’est bon et ne parlons même pas de citer la source. Bref, je disais, contrairement à ces personnes, moi, j’invente mes recettes en partant d’une base que je maîtrise, je les teste plusieurs fois et je les fais goûter à mon entourage avant de les publier ici.

Ce n’est pas pour m’envoyer des fleurs mais en vrai, il n’y a rien de plus pénible que de tester une recette avec de l’enthousiasme plein les poches pour finir avec une daube dans le plat parce que la recette était faussée dès le début…

 

Bref, ça c’était pour mon côté perfectionniste.

 

Et sans plus attendre, voici donc cette fameuse recette que j’ai pas mal retravaillée pour qu’elle soit parfaite (à mon goût dirons-nous) (à vous de me dire ensuite, ce que vous en avez pensé).

 

 

Ingrédients (pour une très grosse babka):

400 grs de farine

50 grs de sucre

50 grs de beurre salé coupé en petits dés, bien froid

1 sachet de levure de boulangerie

1 œuf entier

1 pincée de vanille en poudre (ou extrait liquide)

20/25 cl de lait végétal (avoine pour moi)

 

Garnitures

100 grs de chocolat noir

1 grosse poignée de chunks de chocolat blanc

1 grosse poignée d’amandes concassées

 

On commence par dissoudre la levure dans le lait végétal préalablement tiédi. On laisse le mélange buller quelques minutes.

 

Pendant ce temps, dans un saladier, on verse la farine, le sucre, la pincée de vanille si elle est en poudre (si elle liquide, il faut la verser après).

 

On mélange les poudres rapidement. On fait un puit et on y verse l’œuf, la vanille si vous l’avez sous forme liquide et petit à petit on ajoute le lait dans lequel la levure a commencé à buller. On mélange (idéalement avec le crochet du batteur ou du robot mais on peut aussi pétrir à la main, c’est juste plus long et fastidieux). Attention: je ne rajoute pas tout le lait d’un coup parce que selon la saison, l’humidité de la pièce, la chaleur ambiante, les propriétés intrinsèques de la farine etc, ça réagit différemment et il n’y a pas forcément besoin de tout mettre.

 

Comment on sait si la quantité de lait suffit? Personnellement, je commence par incorporer petit à petit environ 20 cl de lait. Je garde un petit fond pour la fin du pétrissage si je vois que le robot peine.

 

En même temps que j’incorpore le lait, j’ajoute le beurre coupé en petits dés. Il faut qu’il soit bien froid, c’est important. C’est pour la texture de la brioche à la fin.

 

Quand tout le beurre est passé, en fonction de la texture de la pâte, j’ajoute ou non les 5 cl de lait restant. Pas de panique, si on ne rajoute pas le lait, il ne manquera pas de levure pour autant. 

 

Cette pâte est assez collante mais elle se tient quand on la manipule pour former une boule. Elle doit être souple, un peu comme une pâte à modeler restée un peu trop longtemps à température ambiante ++ (pardon mais je trouve les images que je peux pour vous expliquer au mieux une texture de brioche ^^).

 

Donc, une fois que tous les ingrédients sont passés dans la pâte, le moment le plus fastidieux : pétrir une bonne dizaine de minutes. Le robot fait ça très bien. Sinon vos petits bras vous remercieront pour cette séance de sport. On ne peut pas faire moins que 6/7 minutes honnêtement. La mie filante et aérienne de la brioche en dépendent.

 

A la fin de ce pétrissage, on forme une boule avec la pâte et on la verse dans un saladier en verre (pas en métal). On ajoute un torchon humide dessus ou un cellophane. On laisse alors la brioche pousser pendant un bon moment. Elle doit doubler de volume. Si vous êtes, comme moi, un peu trop impatients à l’idée de continuer la recette, vous pouvez enfourner votre brioche dans le four à 40° pendant 30/40 minutes. Cela devrait suffire à la faire monter bien comme il faut.

 

A ce stade, on va reprendre la brioche et la dégazer.  En gros, on dépose la pâte sur le plan de travail fariné au préalable. A l’aide du rouleau à pâtisserie, on aplatit la pâte pour retirer le gaz qui s’est formé. On étale de sorte à obtenir un rectangle (je ne vous donne pas de dimensions précises, ça dépend de comment votre brioche a monté ou non, des quantités utilisées etc). Mais l’idée est d’abaisser la pâte sur un bon 0,5 cm d’épaisseur.


Ensuite, on va s’occuper de la garniture et du façonnage.

Si vous avez de la pâte à tartiner au chocolat, y’a plus qu’à étaler. Sinon, vous faites comme moi, vous faites fondre un excellent chocolat noir que vous étalez ensuite au couteau quand il est déjà un peu refroidi. On ne lésine pas sur la quantité. Le plaisir de la babka, c’est quand ça dégouline de partout. Donc on n’oublie pas les bords…..

 

Par dessus, j’aime rajouter des chunks de chocolat blanc pour le mix des saveurs et pour le croquant, je rajoute des noisettes et/ou des amandes concassées. A vous de choisir… laissez parler votre imagination. 

 

Maintenant, place au façonnage de cette brioche si jolie à regarder.

 

 

Vous allez voir, ça fait peur mais c’est pas si compliqué : Une fois garnie, on roule la brioche sur elle-même dans le sens de la longueur. On y va molo car c’est assez fragile. Puis, on va couper toute la brioche en 2 toujours dans le sens de la longueur. On laisse tout de même 2 ou 3 cms attachés au bord pour faciliter le tressage. 

 

 

On se retrouve avec un genre de tresse à 2 brins. Il suffit alors d’entrelacer les 2 brins : le brin de gauche passe par dessus celui de droite. Celui de droite se retrouve à gauche et repasse par dessus le premier, et ainsi de suite jusqu’au bout.

Quand on a fini, on ramasse la brioche sur elle même pour qu’elle ait une forme régulière et qu’elle puisse rentrer dans un moule à brioche (ou à cake).

 

 

 

 

On la laisser reposer pour qu’elle gonfle à nouveau, avec un torchon humide et dans le four à 40° pour aller plus vite.

 

Vous allez voir avec les proportions que je vous propose, votre brioche va littéralement exploser du moule. C’est alors qu’on va pouvoir l’enfourner dans un four bien chaud (je mets le mien à 200° parce qu’il est un peu capricieux. Je pense que 180° devrait suffire, à vous de voir selon votre four).

 

25 minutes plus tard, la brioche est prête. On s’en assure en plongeant une lame de couteau bien propre dedans. Si la lame ressort sèche, c’est prêt sinon, on laisse cuire encore un peu.

 

Astuce: Pour que ma brioche se tienne bien à la découpe, je la laisse reposer dans le four éteint. Comme ça, elle prend encore un peu de chaleur et a le temps de refroidir tranquillement.

 

Vous aurez peut être remarqué que je ne dore pas ma brioche au lait ou à l’œuf. Pas besoin avec toute la garniture qu’elle contient. En débordant de tous les côtés, je trouve que ça fait largement le job (astuce de flemmasse bonsoir).

 

 

Voilà, à peu près, ce que j’avais à dire sur cette babka qui a tant fait parlé sur Insta la semaine dernière. Je suis contente de voir que vous réagissez. C’est vraiment mon petit plaisir d’échanger avec vous. Et surtout, ça me motive à rédiger ce genre de recette, pas toujours très évidente à coucher sur le papier.

 

J’espère que ça vous aura permis de dédramatiser cette recette qui a l’air bien plus complexe qu’elle ne l’est en réalité.   

Si vous avez d’autres plats comme ça qui vous font peur, dites moi et on essaiera de la refaire ensemble par ici 🙂

 

Bisous, et bonne babka. 

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2 réponses à “Simple et efficace comme une babka”

  1. sheba2 dit :

    Bonjour Joh ,
    . . . . je crois que je vais essayer ta recette !
    Amicalement,
    sheba2U

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