Papotages de Nana

Le Fumoir a 20 ans

A l’époque où je suis arrivée à Paris, il y a presque 20 ans, j’ai emménagé dans un quartier que j’aimais, que j’aime et que j’aimerais toujours : Saint Germain des Près. Plus exactement, j’avais un appartement dans une adorable petite rue semi piétonne, croisant la rue Dauphine, à quelques mètres de la Seine et du Pont Neuf.

 

Mon appartement (ou devrais-je dire ma chambre de bonne) était très mal chauffé, très mal insonorisé et si petit que je pouvais presque toucher les murs en allongeant mes 2 bras.

 

Du coup, l’hiver, je ne restais pas souvent chez moi, préférant me réfugier dans de jolis endroits feutrés, où je ne serais pas acculée par la note de chauffage à la fin du mois.

 

Parmi les lieux que je fréquentais très régulièrement, il y avait la Samaritaine (vous n’imaginez pas à quel point j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand j’ai appris qu’elle fermait). Et il y avait le Fumoir.

 

Papotages de Nana

crédit photo : la fourchette

 

J’ai tout de suite adoré cet établissement : La déco sombre et chaleureuse, les belles matières, le bois exotique, l’ambiance hors du temps, résolument dans l’esprit colonial, les gros ventilateurs au plafond, la musique jazzy des années 50, les serveurs tirés à 4 épingles. Je me suis toujours sentie à ma place dans ce lieu. Et pourtant, quand j’étais étudiante, je n’avais pas forcément les moyens de manger au Fumoir. A la place, je passais des après-midis à y boire du thé, du café, toujours accompagné de petits biscuits à la cannelle et au clou de girofle, signature de la maison.

 

Papotages de Nana

 

J’aimais tellement ce lieu que j’y amenais systématiquement ma maman quand elle était de passage. Parfois, on déjeunait sur place. Bonheur de mon estomac qui était déjà gourmet.

 

20 ans plus tard (et oui, le Fumoir fête ses 20 ans cette année), l’établissement n’a pas pris une ride. On y mange toujours aussi bien. L’ambiance feutrée est conforme à mon souvenir et bien qu’on ait donné quelques coups de peinture par-ci par-là pour rafraichir les murs, je me sens toujours aussi bien dans cet endroit.

 

Je suis retourné déjeuner là-bas il y a quelques semaines. A midi, il y avait une formule entrée/ plat ou plat/ dessert à 25€ (la proposition entrée/ plat/ dessert est à 29€ et le soir il faut compter entre 25 et 39€ par personne).

 

Le chef Henrik Andersson propose une cuisine aux influences gentiment scandinaves. Chaque semaine, la carte change. Il y a aussi pas mal de plats végétariens. Les produits sont frais et de saison. Les cuissons sont maîtrisées, les associations sont audacieuses. Bref, je me suis régalée.

 

Pour l’occasion, j’avais choisi le filet de daurade à la texture parfaite, une écrasée de pommes de terre fumées bien onctueuse, le tout accompagné de brocoletti sautés et de beurre blanc à l’estragon. Un petit goût de reviens-y qui fait crisser les papilles. Ça m’a rappelé un plat de poisson que j’ai mangé en Tunisie, il y a des années. La même cran d’oser mélanger un poisson à la chair délicate et au goût si fin avec une sauce qui a du corps et dont on pourrait craindre qu’elle n’écrase la star de l’assiette. Une vraie prouesse. En dessert, j’ai opté pour la pomme fondante, feuille de brick et glace à la cardamome. Et bien, je me suis régalé. Et ce dessert était léger comme une plume.

 

Papotages de Nana

Papotages de Nana

Papotages de Nana

Papotages de Nana

Cet autre dessert est un tapioca crémeux au lait de coco, citron vert et mangue (une tuerie du genre).

 

Indéniablement, le Fumoir est l’un de mes restaurants préférés à Paris. C’est une valeur sûre où je vais quand j’ai envie d’un endroit beau, calme, où l’on mange bien. J’y vais aussi bien pour des déjeuner professionnels que pour boire un verre entre amis. C’est le lieux polyvalent par excellence.

Je ne peux que vous le recommander !

 

Infos pratiques :

Le Fumoir

6 rue de l’amiral Coligny

75001 PARIS

Tél : 01 42 92 00 24

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