Les Papotages de Nana

Misery au théâtre Hébertot

Hello tout le monde,

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voulais vous remercier pour vos gentils petits mots concernant mes 2 derniers articles (mails, commentaires ou de vive voix pour certaines). C’était de loin, les 2 posts les plus intimes (bon pas tout à fait, puisque j’ai aussi parlé de mon accouchement ahem mais vous voyez l’idée) que j’ai écrit. Et les 2 plus difficiles aussi parce qu’on y parle de complexes. C’est toujours avec la boule au ventre que j’ose parler de mes complexes donc merci vraiment. Vous êtes une communauté en or massif !!!!

 

Et donc, sans transition, nous allons parler de choses plus légères (quoique… vu le sujet de la pièce). Dernièrement, j’ai été voir la pièce de théâtre Misery. Pour celles et ceux qui n’ont jamais entendu ce nom, il s’agit d’un vieux roman de Stephen King également mis en scène au cinéma dans un film éponyme. On dit souvent que les romans sont mal adaptés sur grand écran. Mais là, on peut dire que c’est un chef d’oeuvre du genre. Dans les rôles principaux, on retrouve Kathy Bates qui campe une Annie Wilkes assez terrifiante et James Caan, affublé du costume du pauvre écrivain de romans à l’eau de rose, Paul Sheldon.

 

L’histoire est assez simple: Paul Sheldon, écrivain à succès, est victime d’un accident de voiture en plein hiver, au milieu des montagnes du Colorado. C’est Annie Wilkes, sa plus grande fan et infirmière de son état, qui le sauve d’une mort certaine. Elle va le recueillir chez elle et le soigner.

 

On apprend rapidement que l’écrivain de la série qui fait battre le cœur des midinettes de tous âges – Misery – a décidé de tuer son personnage star pour se consacrer à d’autres types de rédactions, plus adultes, plus sombres, plus en phase avec ce qu’il est devenu avec le temps. Le manuscrit de son nouveau roman est dans sa sacoche, prêt à partir chez son éditeur. Quant au dernier opus de Misery, il est en passe de sortir dans les kiosques, quelques jours plus tard.

 

Devant la sollicitude d’Annie, Paul accepte de lui faire lire le manuscrit de ce qu’il croit être le renouveau de Paul Sheldon. Mais Annie ne l’entend pas de cette oreille, elle trouve le roman vulgaire, truffé de gros mots inutiles, ce qui la met hors d’elle. Quand elle apprend, quelques jours plus tard, la mort de Misery, c’est la goutte d’eau. Annie va obliger Paul à brûler ce manuscrit qu’elle déteste. Et elle va lui imposer d’écrire une suite à Misery, le roman par lequel il va la ressusciter.

 

Les Papotages de Nana

Crédits photos : Nathalie Sternalsky

 

S’en suivent des scènes d’une violence psychologique atroce. Annie séquestre Paul dans une chambre sans eau, ni nourriture, ni médicaments. Lui va s’efforcer de trouver des parades pour s’enfuir…. Mais c’est sans compter sur la névrose d’Annie qui orchestre tout au millimètre et sait exactement à quel moment Paul a tenté de sortir (ceux qui se souviennent du pingouin qui regarde vers le sud, savent de quoi je parle).

 

Je ne vous raconte pas le détail des tortures physiques et morales que cette femme fait subir à son écrivain préféré. Il faut lire le livre, voir le film pour le comprendre…

 

 

… Ou bien, aller voir la pièce !!!

En ce qui me concerne, j’avais de très hautes attentes puisqu’il s’agit d’un de mes romans préférés. Et je n’ai pas été déçue.

Myriam Boyer est une Annie Wilkes criante de vérité. On espère ne jamais croiser son chemin dans la vraie vie, avec ses sautes d’humeur imprévisibles.

Quant à Francis Lombrail, il incarne à merveille Paul Sheldon. On souffre avec lui du début à la fin. On veut ses médicaments et on pleure avec lui de douleur.

 

Ce huis-clos est terrifiant, on retient son souffle tout le long de la pièce. La mise en scène est, quant à elle, très originale : elle mêle le théâtre classique avec des incursions de projections vidéo pour rythmer l’action. A aucun moment, on ne s’ennuie, tout est interprété de façon très juste. C’est dérangeant d’être là à les regarder tous les 2 dans leur relation malsaine !

 

Les Papotages de Nana

Les Papotages de Nana

 

J’ai juste été un peu frustrée par la scène du « sabot » qui est un moment d’antilogie du cinéma. Tout y est : les dialogues (Oh God I love you Paul), la musique (la sonate au clair de Lune de Mozart), la suggestion de l’horreur sans vraiment la montrer….. Bref, hormis ce moment dont j’ai bien conscience qu’il est impossible à reproduire avec autant d’intensité, la pièce est extraordinaire et je vous la recommande vivement si vous aimez l’angoisse et la tension.

 

Infos pratiques:

Misery au Théâtre Hebertot

78 bis bld des Batignolles

75017 Paris

Tel : 01 43 87 24 24

Et en ce moment, prix spécial Halloween : 25€ la place.

 

 

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2 réponses à “Misery au théâtre Hébertot”

  1. poum dit :

    c’est toi qui es une fille en or massif <3

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