La rentrée 2020 : Celle qu’on n’avait pas vu venir…

Bonjour tout le monde,

 

J’espère que vous allez bien et que votre rentrée s’est bien passée.

Après un long silence tout l’été, me revoilà en direct de mon lit à Paris (!)

 

Je sais, ça a été la saga de vos vacances. Vous êtes tellement nombreuses à m’avoir demandé ce qu’on ferait en septembre, si on rentrait à Paris, si on restait dans notre campagne auboise. C’était fou de voir toutes ces questions revenir chaque jour. Ou plus exactement, vous êtes quasiment 99% à avoir été persuadées qu’on ne reviendrait pas.

Le plus drôle, c’est que moi la première, je n’avais pas la réponse jusqu’à il y a quelques jours. Pour vous expliquer notre cheminement, il faut revenir en mars dernier, COVID, confinement, tout ça… voire même au début de l’aventure de la maison.

 

Notre maison de campagne a toujours été pensée pour être un havre de paix, pour qu’on soit coupés du monde, du tumulte parisien. Du coup, dans nos recherches, il y avait comme critère principal « un trou paumé, sans voisin autour hormis quelques vaches ». Et c’est exactement ce qu’on a trouvé. Le village où on s’est établi n’a qu’un seul commerce, une mairie ouverte quelques heures par semaine et une école maternelle. Il y a 500 habitants et autour de nous 4 maisons dont nous ne voyons jamais les occupants qui sont d’une discrétion assez surprenante quand on débarque de Paris.

 

En mars dernier, donc, le confinement à la campagne a été une évidence. A tel point, qu’on était déjà sur place avant même que les autorités l’annoncent officiellement. L’employeur de mon mec autorisant le télétravail, c’était déjà plus simple à envisager. Quant à l’école et la crèche, l’annonce de leur fermeture était concomitante avec notre départ.

 

Au fil des semaines, on a apprivoisé cette maison, qu’on n’aurait jamais cru habiter à l’année, puisqu’elle n’était pas pensée pour ça. On a adoré la bichonner, finir les menus travaux, peaufiner sa déco, la faire revivre après plusieurs années d’abandon. Je me suis même prise au jeu de faire mon jardin, mon potager etc… Et voir les enfants grandir dans cet environnement verdoyant, entourés de voisins adorables et toujours prêts à aider, a été une expérience humaine très enrichissante.

 

Début mai, quand l’annonce du déconfinement a été faite, on s’est rendu compte avec Sébastien que nous étions tous les 2 tristes à l’idée de rentrer et de refermer cette parenthèse (tout n’a pas été rose mais on ne veut garder que le positif de cette période). Alors, on a posé sur la table toutes les questions que cela suscitait en nous. Et on en a conclu que peut être tout ça, toute cette concordance d’événements était autant de signes à écouter pour un nouveau départ. Quitte à ce que 2020 soit une année chelou…. allons-y franchement !

 

Pour Sébastien qui bosse dans l’informatique, le télétravail n’était pas un vrai problème. Sauf à ce que son employeur à un temps T dise non, pour x ou y raison. Mais à cette époque, les signaux étaient plutôt au vert (tu l’as?) de son côté.

 

Du mien, cela aurait demandé quelques aménagements dans mon boulot : Je peux travailler n’importe où dans le monde, du moment que j’ai une connexion Internet, un téléphone et une imprimante. Mais, pour le côté plaidoiries (je rappelle que je suis avocat, pour ceux qui ne sauraient pas), je suis quand même obligée de me déplacer et me rendre dans des tribunaux dans des lieux parfois improbables comme Riom (levez la main ceux qui savent placer cette ville sur la carte de France, sans regarder sur Google… voilà c’est bien ce que je pensais).  Je l’avais envisagé comme une possibilité. Pas super pratique mais dans tout choix de vie, il y a des concessions, ça aurait été la mienne. Et pourquoi pas garder un pied à terre à Paris comme adresse professionnelle où je reviendrais une fois par semaine?! C’était aussi une possibilité envisagée.

 

Restait à gérer l’école et la crèche : C’est là LE vrai sujet de cette saga au final. Et pardon par avance si certains y voient une polémique mais je vais essayer d’être précise, bienveillante et respectueuse dans ma façon de vous expliquer les choses et je vous demanderai de l’être également dans vos commentaires ou remarques. Ce que je vais expliquer n’est pas si simple.

 

Pour la crèche, le problème était vite réglé : il n’y en a pas à moins de 30 minutes de voiture. Et l’idée de rechercher une nounou ne m’enchantait pas. Mais si on ne pouvait pas faire autrement, on se serait débrouillé.

 

Quant à l’école, la question nous a donné du fil à retordre. Pour bien comprendre : Je suis originaire d’une petite ville de Province (Antibes pour ne pas la citer) et en arrivant à Paris à 21 ans pour faire mes études de droit à la Sorbonne, j’ai souffert des clichés sur la Côte d’Azur, les cagoles, les bouseux et cie. L’éternelle fracture entre Paris et le reste du monde.

Sébastien lui a grandi à Paris avant de venir s’établir dans le sud, où on s’est rencontré. Lui-même arrivant de la capitale trouvait que les différences de culture, de qualité d’enseignement etc. étaient énormes entre Paris et la Côte. 

 

Alors quand Baby T est rentrée à la maternelle à Paris, en septembre 2019, qui plus est dans une école géniale dans un quartier tout aussi génial, on était aux anges. Elle vivait mon rêve de gosse : aller à l’école à Paris (!)

L’idée de lui faire perdre le bénéfice de cette chance pour aller dans une école de campagne a vraiment été plus qu’une question, un vrai crève coeur. 

Qu’on soit clair, je ne dis pas que les écoles de campagne sont nulles, loin de là. Je suis même sûre que certaines sont aussi bien sinon mieux que de grands groupes scolaires où les enfants sont traités comme des numéros. Mais dans mon esprit de provinciale, je voulais le meilleur pour ma fille et ça ne pouvait pas passer par une école de campagne. Je rappelle, en outre, qu’on avait choisi la maison et le village avec des critères bien différents initialement. On ne s’était même pas renseignés sur l’école. Dans un autre contexte, on aurait fait un choix de maison tout autre. 

 

Et en pratique, cette petite école aussi mignonne soit elle, posait vraiment des soucis d’organisation pour nous, parents: Pas de cantine, des horaires alambiqués, pas de périscolaire et la liste des incompatibilités avec nos métiers est encore longue…

 

Au final, toute cette belle perspective de vie au vert, revenait pour moi à mettre de côté mon cabinet pour devenir mère au foyer tout en mettant mes enfants dans une école que je n’avais pas choisie. Encore une fois, ce n’est pas une critique envers les écoles de campagne ou de Province, mais juste mon ressenti personnel, mon envie de maman pour mes enfants et mon passif de « cagole débarquée à Paris » qui en a souffert en tant qu’étudiante.

 

Et pourtant, je peux vous dire qu’on avait le dossier d’inscription prêt à être rempli !!!

 

Finalement, on s’est décidé en août : Il nous fallait du changement mais peut être pas encore le grand saut dans la vie à la campagne. Je ne dis pas que ça ne se fera pas. Je crois qu’il suffirait d’un reconfinement pour que l’étincelle prenne….  

 

Mais pour aujourd’hui, le changement est passé par une autre facette du prisme de la vie : Quitter République. J’ai beau adorer cette place, ce quartier, tout ce qui s’y passe jour et nuit, le bruit, les manifestations, les incivilités nous ont abimés. Et il se trouve que nous avons trouvé une très belle opportunité. Un appartement Haussmannien magnifique. Un petit immeuble tranquille où tout le monde se connait, des familles essentiellement. Des enfants du même âge que les nôtres. Des gens très gentils (ça nous change). Et nos habitudes qui reviennent petit à petit. Les enfants qui vont dans la même crèche et la même école. 

Bref voilà. Vous savez tout ! On reste à Paris, les gars.

 

 

On démarre l’année dans un nouveau chez nous. On s’y sent bien. D’ailleurs, c’est assez amusant parce que l’emménagement s’est fait en quelques jours, à peine et on a investi les lieux comme si ça faisait 10 ans qu’on y vit. C’est naturel, on a déjà nos repères. On n’a même pas eu besoin d’acheter des meubles ou bricoler. Tout ce qu’on avait était fait pour cet appartement.

 

Peut-être un signe à écouter là aussi…. qui pencherait pour qu’on reste encore un peu à Paris.

En tous cas, peu importe de quoi demain est fait. Nous, on est prêt à en découdre avec l’année scolaire 2020/21. 

Et pour la petite histoire, dans quelques jours, je fêterai ma 21ème année dans la Capitale. Encore un signe????

 

Je vous fais des bisous et promis, il y aura encore du vert au milieu du goudron dans mes stories Instagram 😉 

 

Et vous, vous auriez fait quoi? Qui a fait le grand saut parmi vous???? Hâte de vous lire :)))       

 

 

 

 

 

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4 réponses à “La rentrée 2020 : Celle qu’on n’avait pas vu venir…”

  1. Je fais partie de ceux qui auraient parié que vous resteriez à la campagne! 😉 Mais je n’avais pas pensé à un déménagement parisien. Ne plus être à République vous fera du bien. C’est déjà une bonne chose. J’espère qu’on aura bientôt l’occasion de se voir puisque tu es toujours à Paris 🙂
    De mon côté, ma ville de banlieue a un air de ville de Province et ça m’a fait du bien pendant le confinement. Je n’échangerai mon appartement pour rien au monde 😉 mais je ne serai pas contre une petite maison à la campagne pour m’évader de temps en temps

    • JOhanna dit :

      Ecoute, quitter Répu a été la décision la plus difficile mais aussi la plus salvatrice. J’y vis depuis tellement d’années, bien avant que la place ne devienne piétonne et le haut lieu des manifestations en tous genres. Du coup, j’avais l’impression de me faire chasser de chez moi et c’est désagréable comme sensation. Maintenant, vu le joli appartement qu’on a trouvé, aucun regret !!!
      Et puis, je ne suis pas très loin. Je n’ai pas vraiment changé mes habitudes de vie. Disons que j’ai upgradé le quotidien et on garde la maison de campagne pour les week-ends et les vacances scolaires.
      Je ne connais pas bien ta ville de banlieue mais je suis sûre que ça doit être agréable, te connaissant 😉

  2. Kaki dit :

    Je ne m’étais pas posée la question!
    Tu es une parisienne pour moi , même si je sais que tu viens du sud. Il y a les parisiens de naissances mais ceux qui habitent Paris en sont aussi non?
    Mon fils a grandit aux batignolles, pas de regret, ce quartier était encore un village à l’époque, loin du snobisme actuel qui y règne mais je comprends tellement ton choix de quitter Repu!
    Paris je ne crois pas que je pourrais de nouveau y vivre hormis en août et ça pose un vrai problème tu avoueras…
    Ou que tu sois, je suis heureuse que tu sois toujours là sur ton blog 🙂

    • JOhanna dit :

      C’est marrant que tu me vois comme une parisienne. Pendant longtemps, j’ai eu le complexe du « jamais chez soi ». Sensation d’être Parisienne à Antibes et Antiboise à Paris.
      Aujourd’hui, j’ai moins cette problématique de me sentir chez moi selon une appartenance géographique. Chez moi, c’est là où se trouve ma famille.
      Le reste importe moins. La sagesse de l’âge ^^
      Merci pour ton petit mot. Même si je suis moins présente ici, je tiens à ce blog. C’est l’un de mes nombreux bébés (entre les enfants, les chats et le cabinet… oui oui le blog est un bébé dans mon coeur).
      Bises ma Kaki 🙂

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