Les Papotages de Nana - Onigiris

Ma vision des onigiris

Rentrer du Japon n’a pas été sans conséquence sur mon alimentation. Pendant plusieurs jours, j’ai eu beaucoup de mal à réintégrer la nourriture française que je trouvais trop riche, trop grasse, trop lourde. A commencer par le fromage que je trouvais extrêmement fort en goût. Pourtant, le persillé d’un roquefort ou la puissance d’un camembert n’ont pas tendance à me faire sourciller, habituellement.

 

Encore aujourd’hui (alors que ça va faire un mois qu’on est rentré), je n’arrive pas à me défaire de certaines habitudes prises là-bas comme ajouter du shiso à peu près partout (dans le jambon beurre, c’est une folie), remplacer le sel par de la sauce soja quand c’est possible et assaisonner les vinaigrettes avec de l’huile de sésame torréfié. Vous l’aurez compris, je suis restée branchée sur du 110v et je n’ai pas retrouvé l’adaptateur français. Bref.

 

Et puisque j’évoquais le jambon beurre, savez vous quel est le casse croûte japonais équivalent à notre sandwich? C’est l’onigiri bien sûr. En fait, tout le monde sait ce que c’est mais on ne connait pas forcément le nom. On a tous vus ces boulettes de riz en forme de triangle dans les dessins animés de notre enfance. On s’est tous questionné sur l’intérêt de manger du riz comme ça, sans rien, avec un genre de feuille d’algue autour pour le tenir. Est-ce que ce n’est pas un peu bourratif? Est-ce que c’est bon? Ou alors c’est que c’est un genre de punition pour les enfants pas sages…?

 

Une fois là-bas, on en a trouvé absolument partout : dans les supermarchés, dans les gargotes de nourriture à emporter, sur les marchés… On n’a pas vouloir mourir bête et on s’est lancé. Et en réalité, cette boulette de riz triangulaire est un véritable trompe-couillon. Sous ses airs de polystyrène emballé dans du cellophane, le riz renferme une garniture aromatique incroyable. On en trouve avec un mélange de thon cuit et d’herbes, d’autres au saumon, j’en ai même trouvé avec un mélange de légumes marinés et de la prune salée. C’était vraiment original. Et surtout, j’ai vite compris que c’état le genre de repas « fin de frigos/ fin de placards » par excellence.

 

Du coup, je me suis dit qu’en rentrant en France, c’était l’une des recettes que je testerais avec plaisir, d’autant que ce n’est pas une recette à proprement parler. Comme c’est plutôt une façon de finir les restes, chacun peut y mettre son petit truc et on peut vraiment s’y mettre rapidement sans passer par la case courses (enfin presque). Pour ma part, je vous livre ma version avec ce que j’ai trouvé dans mes placards au retour du Japon. Ensuite ce sera à vous d’improviser mais au moins vous aurez la technique.

Les Papotages de Nana - Onigiris

 

Ingrédients

200 grs de riz japonais (du bête riz rond fera l’affaire)

Quelques feuilles de shiso (on en trouv chez Kioko)

1 boite de thon au naturel (400 grs)

De l’huile de sésame torréfié

De la sauce soja (pas la sucrée, la normale)

Du sésame

1 échalote

Des feuilles de nori (comme pour les sushis)

 

On commence par faire cuire le riz. Idéalement à l’autocuiseur mais si comme moi vous n’en avez pas voici ma technique (qui vaut ce qu’elle vaut): On rince le riz plusieurs fois pour le nettoyer. On le verse dans une casserole et on le tasse bien pour avoir une surface horizontale. Ensuite, on couvre d’eau froide à hauteur + 1 bon centimètre. En gros, il doit y avoir plus d’eau que de riz, l’équivalent d’un centimètre, au niveau de la casserole (d’où l’intérêt de tasser le riz). On couvre avec un papier aluminium qu’on scelle à la casserole de manière bien hermétique. On fait quelques trous sur le dessus à l’aide d’une pointe de couteau et on laisse cuire à feu moyen pendant une dizaine de minutes. Le riz est prêt quand des trous se forment à la surface et semblent aller jusqu’au fond de la casserole. Et si vous avez un doute, goûtez !

 

Quand le riz est cuit, on le laisse refroidir à température ambiante. C’est le moment de préparer la garniture à base de thon: On ouvre la conserve et on égoutte le thon. On le verse dans un bol. On l’émiette grossièrement. On y ajoute la sauce soja, l’huile de sésame, le sésame. On cisèle quelques feuilles de shiso et une échalote qu’on rajoute à cette préparation. On mélange le tout. On réserve.

 

NB: Je ne donne pas de quantités pour les sauces et autres car c’est un peu au pif, selon ses goûts. Ce que je peux vous dire c’est que j’abuse largement du shiso et de sa saveur complexe à mi-chemin entre le basilic, le cumin, la menthe, le gingembre, la cannelle, l’anis et la réglisse… complexe, je vous avais dit !

Les Papotages de Nana - Onigiris

 

Et on passe à l’étape qui va plaire aux enfants: Le façonnage des boulettes de riz. Alors là, il n’y a pas de secret. Je sais qu’il existe des ustensiles « magiques » mais les mains sont à mon sens le meilleur ustensile pour cette étape. On mouille ses mains, on ne les sèche surtout pas, c’est pour évoter que le riz colle aux doigts. On prélève une petite quantité de riz, l’équivalent de la paume de la main: On ajoute au centre une cuillère à café de farce au thon. On ajoute une autre petite quantité de riz par dessus et comme avec de la pâte à modeler, on scelle le riz pour complètement recouvrir la farce. On essaie de former une boule bien ronde. A ce stade, les mains risquent de commencer à coller, on n’hésite pas à les mouiller à nouveau. Quand la boule est bien formée, on l’aplatit légèrement et on la façonne en triangle avec les doigts. C’est très visuel comme geste, pas évident à expliquer par écrit, mais je suis sûre que vos souvenirs de constructions en pâte à modeler reviennent et ça va bien se passer.

 

Les Papotages de Nana - Onigiris

Les Papotages de Nana - Onigiris

 

 

Quand les boulettes de riz ressemblent à peu près à des triangles, on ajoute un morceau de feuille de nori. On découpe les feuilles rectangulaires en 4 et on pose l’onigiri sur un morceau de nori. Avec les doigts, on fait adhérer le nori au riz, ça se fait tout seul grâce à l’humidité du riz.

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Les Papotages de Nana - Onigiris

Les Papotages de Nana - Onigiris

 

On procède de cette manière avec tout le riz et la garniture et voilà. C’est prêt à déguster ou alors on peut les conserver un jour ou 2, pour un picnic, un bento… Par contre, petit conseil : Le nori a tendance à devenir élastique et  pas du tout agréable en bouche une fois humidifié. Il vaut mieux le mettre à la dernière minute pour conserver son craquant et sa saveur iodée.

 

Maintenant, c’est à vous de jouer et de décliner ce bon petit plat typique street food selon vos envies, vous goûts, vos placards… J’ai hâte de voir vos déclinaisons.

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6 réponses à “Ma vision des onigiris”

  1. mamandoudouce dit :

    Ca a l’air trop bon!!! Je ne connais pas du tout le Japon mais franchement j’adorerai pouvoir découvrir Tokyo!

    • JOhanna dit :

      Et bien si jai pu te donner envie de découvrir le pays j’en suis très touchée. D’ailleurs petite info que je pose la : ce n’est pas le voyage le plus coûteux contrairement aux idées reçues Voila Voila 🙂

  2. Tu me donnes envie de tester. J’ai jamais essayé pourtant j’ai fait des sushis et des makis maison… Et pour salé, j’utilise super souvent la sauce soja (et pourtant je suis pas partie au Japon). J’adore pour saler une salade par exemple, ou des légumes, ou du poulet. Le seul souci c’est que ça colore un peu… 🙂

    • JOhanna dit :

      Ravie que ça te donne envie d’essayer !
      Moi aussi j’ai toujours sale le riz, les salades avec de la sauce soja mais la ça devient obsessionnel (le goût japonais Dans tout ce que je mange) hihihi

  3. Leila dit :

    Et bien quelle découverte !
    Ça a l’air super bon ! Va falloir que je tente ça a l’occasion 😉
    Merci 🙂

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