Les Papotages de Nana

La médecine esthétique : mon expérience (Part. 2)

Si vous avez raté le premier article de cette série sur la médecine esthétique, c’est juste ici que ça se passe.

Pour rappel, j’y explique mes premiers pas dans ce milieu assez controversé et le jour où j’ai rencontré LE médecin esthétique qui ME convient.

 

Aujourd’hui, je reviens pour aborder le sujet brûlant des injections, de manière plus pratique.

J’exclue volontairement de cet article les peeling dermatologiques, les mesolifts, les skin boosters et toutes ces techniques au nom barbare car derrière ces méthodes, se cachent des soins bonne mine mais en aucun cas des pratiques pour corriger un défaut du visage.

 

Déjà, il faut savoir qu’il existe 2 grands types de produits injectables (je vulgarise pour faciliter la compréhension, j’espère que les pros ne m’en voudront pas si je ne suis pas super précise) : la toxine botulique qui bloque les terminaisons nerveuses pour empêcher le muscle de contracter et donc la ride de se former. On la recommande pour le haut du visage (front, pattes d’oie et ride du lion, par exemple). Et l’acide hyaluronique qui va combler un creux, (re)créer plus ou moins de volume pour (re)définir un galbe, un bombé qui peut parfois manquer (par exemple, pour combler des cernes creux, regonfler des lèvres trop fines, rectifier une asymétrie, combler le petit trou du menton….). Souvent, quand une personnalité publique abuse de la médecine esthétique, on dit qu’elle a exagéré sur le Botox. Mais, en fait, on peut plus facilement déraper et transformer son visage avec de l’acide hyaluronique qu’avec du Botox qui lui ne modifie pas les traits de la personne.

 

Dans les 2 cas, les produits se résorbent au bout de quelques mois.

 

Pour ce qui est de mon expérience, j’ai (déjà) testé pas mal de choses et j’ai donc un avis assez complet (et très personnel) sur les 2 types de produits. Je vous le livre si ça vous intéresse.

 

Botox

Il y a quelques années, complexée par ma ride du lion, j’ai été me faire injecter du Botox. Je l’ai fait 2 fois en tout et pour tout.

Je n’ai ni aimé ni détesté mais aujourd’hui, je n’ai pas envie et encore moins besoin de le refaire.

 

C’est totalement indolore. La piqûre se sent certes mais c’est tellement instantané qu’on n’a pas le temps d’avoir mal. Le médecin fait 3 voire 4 points à des endroits stratégiques. Et quasi immédiatement, l’effet est visible. On ne peut plus froncer les sourcils. Du moins, on a beau donner l’ordre au cerveau de froncer, il ne se passe pas grand chose.

 

Quand on fait ce genre d’injection, on peut ressentir une forte migraine le jour même, c’est normal. Par contre, il ne faut pas faire de hammam/ sauna durant les quelques jours qui suivent. Il ne faut pas non plus prendre l’avion, boire de l’alcool etc. On recommande aussi de ne pas se pencher en avant (pour éviter que le produit diffuse là où on ne l’attend pas, je présume)…. . Bref, il y a quelques petites choses à savoir pour que l’effet soit le plus durable et le meilleur possible. Il est optimal après une semaine et dure environ 6/8 mois.

 

Ce que je ne savais pas et que j’ai découvert lors de ma toute première fois, c’est que le Botox injecté près des tempes peut avoir un effet bénéfique sur la migraine. Dans mon cas, du jour où j’ai été injecté, ma migraine a disparu à tout jamais. C’est a priori un secret de Polichinelle puisque dans certains pays d’UE, c’est une pratique qui se fait à l’hôpital et qui est remboursée par la sécurité sociale locale. En France, on brandit le principe de précaution pour ne pas mettre cette technique en avant alors que c’est vraiment miraculeux.

 

Mais, voilà, le Botox ne dure qu’un temps et au bout de 6/8 mois, il faut recommencer. C’est précisément pour lutter contre ma migraine que j’ai fait refaire une seconde injection, un an après la première. J’ai eu la chance que l’effet soit un peu plus long que ce qui était prévu. Pour ce qui est de ma ride du lion, elle s’était tellement atténuée qu’elle ne me dérangeait plus du tout. Le médecin m’a alors expliqué que le muscle devient fainéant : il perd l’habitude de contracter, même quand la toxine finit par disparaître. Plus on va injecter, plus l’effet sera durable dans le temps, par ce mécanisme. Et c’est vrai que ma seconde injection a duré plus d’un an, en terme de ride. Aujourd’hui encore, je me rends compte que je fronce moins qu’avant donc ma ride est bien moins visible.

 

En revanche, j’ai moins aimé l’air un peu figé que donnait ce produit. Et pourtant, je suis allée voir quelqu’un qui était réputé pour avoir la main légère. Il n’empêche que je suis quelqu’un de super expressif avec son visage, je bouge tous mes muscles, en permanence pour signifier la colère, la joie etc. Je trouvais que je ne me ressemblais plus quand je faisais une mimique ou une grimace ordinaire. Pire, mon visage compensait : comme je ne fronçais plus les sourcils, je plissais le front et les paupières de manière bizarre. Et au bout de quelques mois, j’ai fini par « attraper » des rides sur le front. Et comme je n’avais absolument pas envie de me faire botoxer tout le visage, j’ai préféré abandonner cette pratique.

 

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En haut : décontracté – En bas : ce fameux air un peu figé quand je contracte

 

Quelques temps après, je suis tombée enceinte. Par chance, les hormones et quelques granules d’homéopathie ont fait disparaître mes migraines qui ne sont plus jamais reparues depuis. Quant à mes rides, j’apprends à les apprivoiser. On verra dans quelques années si elles me gênent plus que l’effet figé du Botox.

 

Acide hyaluronique

On en vient à mes dernières injections en date.

Comme je vous l’avais exposé dans le premier volet de cette série, après une grossesse et 17 mois d’allaitement, j’ai perdu pas mal de masse grasse mais pas au bon endroit. J’aurais aimé que mes fesses et mes poignées d’amour fondent…. au lieu de ça, ce sont mes pommettes et mes cernes qui se sont creusés. Et j’avais beau me maquiller, faire tous les soins repulpants du monde, rien n’y faisait. Ça fait des mois qu’on me dit que j’ai l’air crevée. Je veux bien que la maternité n’aide pas mais au fond, je savais que j’avais perdu de la densité sur mon visage que seules les injections pouvaient réparer.

 

J’ai vu plusieurs médecins esthétiques à ce sujet : certains ont voulu m’injecter sur le champ (merci, au revoir), d’autres ont refusé en prétextant que je n’étais pas la bonne candidate (ahah aller salut). C’est finalement ma Doc chérie qui a accepté, mais sous la condition que je fasse une cure de vitamines et compléments alimentaires avant pour travailler sur une base saine. Elle m’a expliqué sa façon de faire et le protocole avant/ après à suivre de mon côté pour éviter les bleus et les gonflements.

 

Quelques jours avant, elle m’a fait prendre de l’Extranaze et de l’Arnica montana. Le jour J, je suis arrivée démaquillée. Elle m’a prise en photo sous tous les angles, fait quelques repères au crayon, badigeonnée de crème anesthésiante. Puis, j’ai patienté pour que la crème fasse effet. Ce jour là, je peux dire que pour la première fois de ma vie, j’ai flippé pour de vrai. Je me suis demandé si je ne faisais pas une énorme bêtise. Puis, le médecin est entrée pour faire son travail et je l’ai laissé faire, les mains moites.

 

En réalité, c’est moins flippant que prévu : on ne voit pas la canule (sorte d’aiguille plus fine et plus souple). Grâce à la crème, on sent tout juste la piqûre sur le point d’entrée qui se situe sur le haut de la pommette, loin du champ visuel. La sensation dure une petite seconde puis on ne sent absolument plus rien. Le médecin fait aller et venir la canule avec le produit pour le déposer où il faut, et avec la juste dose. Elle ressort l’aiguille, masse le produit et recommence au besoin. Elle fait ce petit manège des 2 côtés (c’est mieux d’être symétrique, non?). 20 minutes plus tard, on vérifie ensemble que l’effet me plaise. Et c’est fini.

 

Pour parfaire le travail, j’ai eu droit à une séance de LED (machine qui ressemble à une lampe UV mais sans les effets nocifs). On est allongée les yeux fermés sous cette lampe qui ébloui malgré les lunettes. On ressort de là, un peu grogui mais avec une mine superbe. La LED a des vertus incroyables sur la beauté de la peau. Notamment, grâce à elle, je n’ai eu aucun bleu, aucun gonflement (outre les médicaments pris avant et après les injections). Mes quelques petits boutons d’été et dernières imperfections ont disparu instantanément et mon teint était rayonnant pendant plusieurs jours, comme si je revenais d’un week-end à la mer.

 

Ce genre d’injection nécessite aussi quelques précautions les jours suivants : pas de sauna/ hammam, pas d’alcool, pas de trajet en avion. On évite de se maquiller ou de tripoter la zone injectée. On essaie de dormir bien à plat sur le dos le temps que le produit se fige correctement… Dans tous les cas, un bon médecin vous donnera toutes ces recommandations, avant ou après l’injection.

 

Selon la zone injectée, l’effet peut durer entre 6 et 8 mois pour les lèvres et jusqu’à 3 ans pour les cernes. Tout dépend de la sollicitation de la zone au quotidien. L’effet est optimal au bout de 3 semaines, quand les petits gonflements disparaissent complètement et que le produit s’est stabilisé.

 

En ce qui me concerne, j’ai été me faire injecter fin juillet. Je viens de bénéficier d’une retouche car j’avais des cernes bien plus creux qu’on ne l’avait imaginé et l’effet n’était pas optimal. Aujourd’hui, en revanche, je suis totalement satisfaite par le résultat. Il ne sera définitif que dans quelques jours mais ce que je vois me convient complètement. Non seulement, j’ai l’air moins fatiguée, moins creusée mais en plus, le bleu de mes cernes est moins prononcé car les vaisseaux sont désormais plus éloignés de la surface de la peau, pris en sandwich sous l’acide hyaluronique. Je n’ai plus besoin de me cacher sous des tonnes d’anticernes.

 

Je vous montre quelques photos (je me fais violence, vous n’imaginez même pas). Elles sont sans retouche, sans make up, sans filtre, bref c’est du brut.

 

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Juillet 2018: Quelques heures séparent les 2 photos (œil gauche avant/ après, œil droit avant/ après)

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Juillet 2018 : avant (j’ai beaucoup de mal à poster cette photo en entier)

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Août 2018 (quelques jours après les premières injections. Je précise je ne porte que du mascara)

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Octobre 2018 (quelques jours après la retouche, au réveil, sans rien sur la peau)

 

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Et avec un peu de maquillage, ce week-end…

 

 

C’est une renaissance pour moi. Je me sens moi, à nouveau.

Est-ce que je vois des inconvénients ou des points négatifs? Oui : Pourquoi est-ce que je n’ai pas été le faire plus tôt?!!!!

Plus sérieusement, hormis les éventuels problèmes d’addictions que peuvent créer ces injections (comme le tatouage : quand on a commencé, on ne peut plus s’arrêter dit-on), je ne vois que du positif là-dedans. Du moment qu’on se contrôle et qu’on part toujours de la même photo initiale, ces petites corrections peuvent avoir de vrais effets bénéfiques sur le moral et l’estime de soi. Le tout est de bien réfléchir, rester mesuré, ne pas en faire trop, ne pas devenir méconnaissable pour ne pas regretter et savoir se regarder positivement dans le miroir avant de se lancer.

 

Enfin ce n’est que mon avis…. Après tout, si votre kiff c’est de changer complètement d’apparence pour être en phase avec votre mental et bien faites ce que bon vous semble. Après tout, chacun fait bien ce qu’il veut. Qui sommes-nous pour juger les autres?!

 

J’espère que cette mise à nue vous plaira. Soyez indulgents. C’est sans doute la série d’articles la plus compliqué à écrire pour moi. Mais je trouvais cela nécessaire de me livrer parce que j’aurais aimé, il y a 10 ans, avoir ce genre de retours d’expériences et ce n’était pas aussi simple à trouver. Bref, je me tais. Et j’attends vos commentaires avec impatience. 

 

Bises

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8 réponses à “La médecine esthétique : mon expérience (Part. 2)”

  1. Marie dit :

    Ma que tu es belle!

  2. sabrina dit :

    coucou,
    oh mais c’est magique pour les cernes…va falloir que je me plonge là-dessus.
    Les miennes sont tellement noires/violettes qu’on dirait que je me suis pris 2 droites dans les yeux. Et puis comme je ne sais pas me maquiller…mon camouflage est une cata!!!
    Bon ben voilà…résolution 2019 combler mes cernes 🙂
    merci pour l’article, et le courage des photos!! Même quand je ne bouge pas de chez moi je mets de l’anti cernes…pour que mon époux ne prenne pas peur, et pour que mon miroir ne se brise pas!!! LOL

    • JOhanna dit :

      Coucou,

      J’en étais arrivée au même point que toi : je mettais de l’anticernes même à la maison. C’est le dernier truc que je faisais avant d’aller au lit –> enlever mon camouflage.

      Mais même en sachant un peu me maquiller, ce n’était pas beau comme rendu. J’en avais assez de ce retour dans le miroir, ce n’est pas moi.
      Et sur les photos, on n’en parle même pas…..
      Je déteste me voir sur les derniers clichés de moi. Alors voilà, c’était ma la solution pour les cernes creux.

      En revanche, s’ils sont juste bleus/ violacés mais pas creux, il y a d’autres techniques à envisager que je ne connais pas bien.

      En fait, aujourd’hui la coloration de mes cernes ne me gêne plus. Il suffit d’un peu de correcteur orangé pour contre balancer le bleuté. Comme il n’y a plus de creux, la couleur s’atténue vraiment bien.

      Tu me diras si tu te lances 🙂
      PS: je peux demander des noms sur la Côte si tu veux

      • Sabrina dit :

        Bleu/violacé/creux…le combo gagnant
        Il faut que j y réfléchisse bien, mais peut être tenter des rdv d information.

        • JOhanna dit :

          Hyper important les rendez-vous d’information.
          C’est ton visage i faut que tu sois sûre de ton coup !!!!
          N’hésite pas si tu as des questions auxquelles je n’aurais pas répondu ici tu sais où me trouver 😉
          Bises

  3. kiki mondo dit :

    TOP !

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