Ma madeleine de Proust : Le poulet bambou champignons noirs si unique

Hello vous,

 

Petit article impromptu parce que dernièrement j’ai eu une énorme et soudaine envie de poulet au bambou et champignons noirs. C’est le plat que je n’avais pas mangé depuis bien 20 ans et dont le souvenir me donne la larme à l’œil tellement ça évoque de souvenirs pour moi.



C’est le plat que je prenais au restaurant vietnamien avec mes parents quand j’étais enfant. Un vrai cérémonial dans un joli restaurant, pas un bouiboui tout pourri, de la jolie vaisselle, toujours la même table à droite de la salle, la même serveuse gentille qui m’offrait une ombrelle sur ma glace en fin de repas. Que de souvenirs !

 

Bref, je ne sais pas pourquoi ce truc m’est revenu en tête dernièrement mais alors impossible de m’en détacher. Il fallait que je trouve la recette et que je la teste en espérant retrouver mes sensations d’avant. En vrai, j’aurais peut être trouvé mon bonheur dans un bouiboui mais je n’avais pas envie de me risquer à 3 intoxications alimentaires à la recherche de mon bonheur gustatif perdu.  

 

Je vous passe l’épisode à Belleville avec mon fils en poussette à arpenter les rayons de Paris Store et autres épiceries asiat à la recherche du bambou sacré. C’était presque mission impossible mais j’ai persévéré et j’ai jugé bon de faire un stock pour mes futures envies impromptues. A 3 balles le sachet de 500 grs, je ne coute pas cher à satisfaire 😛

 

En plus, après plusieurs essais, je me rends compte que c’est la recette la plus simple du monde, avec le résultat le plus cool de la terre, pour un budget ridicule. Mais pourquoi je ne me suis pas lancée avant???? J’ai l’impression que c’est le cas de beaucoup de recettes de cuisine du monde. On s’en fait une montagne parce que ce n’est pas notre culture. Alors qu’au final, il n’y a rien de compliqué. Je vous jure que si vous voulez épater vos potes lors d’une soirée organisée à la dernière minute, c’est le plat qu’il vous faut. 

 

Voilà donc comment cette recette se retrouve ici, comme ça, sans prévenir à quelques jours de Noël, ambiance rien à voir. Bon, c’est aussi un peu égoïste parce que maintenant que j’ai trouvé le Graal, je ne veux pas risquer de perdre la recette. Au moins, elle est gravée à tout jamais sur mon petit blog chéri et je pourrai la retrouver à chaque fois que j’ai envie de ce poulet si unique et doux.

 

 

 

Ingrédients (pour 3/4 assietes généreuses)

2 escalopes de poulet

une poignée de champignons noirs

une poignée de bambou

4 cas de sauce soja

1 cas d’huile de sésame

1 cas de gingembre haché

1 cas de vinaigre de riz

1 cas d’oyster sauce

1 cas de Maïzena

 

On commence par les champignons noirs : En général, on les trouve en sachet sous la forme déshydratée. Il faut donc les mettre dans un bol rempli d’eau tiède pour qu’ils se réhydratent. On les imbibe bien et on les oublie 30 minutes environ. Pour les quantités, c’est à vous de voir. Moi j’adore donc j’en mets pas mal. Attention, cela dit parce que ça va beaucoup gonfler dans l’eau. Donc un belle poignée suffit pour un plat pour 3/4 personnes, je dirais.  

 

Pendant que les champignons gonflent dans l’eau, on va s’occuper du poulet et de la marinade.

Dans un saladier, on va simplement déposer la sauce soja, le vinaigre de riz, la sauce oyster, l’huile de sésame et le gingembre haché (moi, je l’achète chez Picard, il est déjà haché, c’est super pratique). On ajoute la Maïzena en prenant soin de bien remuer tout de suite parce que ça fait vite des grumeaux. On met de côté, le temps de s’occuper du poulet.

 

On va couper les escalopes de poulet un peu à la façon des restaurants asiatiques soit en petites lamelles bien fines. L’avantage, c’est que ça prend bien la marinade et ça cuit extrêmement vite. On va ensuite déposer les lamelles de poulet dans la marinade et bien remuer pour que le poulet s’imprègne de la sauce.

 

NB: Soit vous avez le temps et vous faites votre marinade la veille. Auquel cas, le mieux est de mettre votre poulet mariné dans un sachet congélation au frais pendant 24 heures. Soit, vous avez comme moi une envie subite, impossible d’attendre, et dans ce cas, la marinade doit au moins reposer 30 minutes, le temps de faire cuire un riz blanc à côté… Moi j’utilise le riz jasmin de Tilda parce que c’est mon préféré. A vous de choisir un bon riz parfumé.

 

A ce stade de la recette, soit on attend 24 heures que la marinade soit prête. Je vous le conseille parce que le poulet est d’une tendreté incroyable après ce délai. Soit, vous avez trop faim et il est donc temps de faire cuire votre riz.

 

On profite de la cuisson du riz pour terminer les préparations annexes, à savoir le bambou et les champignons: 

En général, les bambous sont présentés en cannette ou en sachet souple, en saumure. Il faut les rincer avant de les utiliser puis les égoutter. Perso, je les coupe en fines lanières pour que ça match avec le calibre du poulet.
Idem pour les champignons : je les égoutte une fois qu’ils ont bien gonflé. Je les coupe en fines lamelles et je les réserve.    

Une fois que le riz est quasiment prêt, on passe à la cuisson du poulet.

 

Dans un wok (si vous avez) ou une grande poêle, on fait chauffer une cuillère à soupe d’huile puis on va verser le poulet et la marinade. On laisse cuire quelques minutes, c’est vraiment très rapide. Dès que vous voyez le poulet se colorer, c’est quasiment prêt. A ce moment là, on va rajouter les champignons et le bambou en fin de cuisson.

C’est aussi le moment où on va rajouter un peu d’eau à la préparation pour créer cette sauce épaisse un peu translucide si caractéristique de ce plat. L’équivalent d’un petit verre d’eau versé en plusieurs fois devrait faire l’affaire. A vous de voir quelle onctuosité vous recherchez.

 

Quand le plat est bien chaud et la sauce bien onctueuse, il est temps de servir.

Comme je vous l’ai dit précédemment, j’aime accompagner mon poulet de riz au jasmin pour son parfum unique mais vous pouvez aussi opter pour des nouilles ou des légumes sautés. A vous de voir ce qui vous convient le mieux.

 

Et surtout, n’hésitez pas à revenir vers moi si vous avez testé cette recette toute simple mais tellement réconfortante et qui fait voyager sans bouger de chez soi 🙂

 

 

 

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2 réponses à “Ma madeleine de Proust : Le poulet bambou champignons noirs si unique”

  1. sylvie dit :

    ha je vais tester ça très très vite. par contre une astuce pour la cuisson du riz jasmin ? le mien est toujours tout collant

    • JOhanna dit :

      Alors mon astuce pour cuire le riz (en général) : bien sûr, je rince le riz jusqu’à ce que l’eau soit claire. Puis, dans la casserole, une dose de riz et je recouvre d’eau à hauteur +1 à 2 cms d’eau au dessus du niveau du riz. Je fais cuire à feu moyen ++ une dizaine de minutes, sans couvrir. C’est tout 🙂

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